La Mulsanne relance en 2010 l’idée d’une très grande Bentley indépendante, conçue avant tout comme vaisseau amiral de la marque. Elle reprend le vieux V8 6,75 litres en le modernisant suffisamment pour une nouvelle époque, mais elle conserve surtout une personnalité très différente des limousines allemandes. Tout y est pensé pour l’épaisseur du roulage, le silence relatif et la sensation d’objet fabriqué plus que simplement assemblé.
Une Mercedes-Benz Classe S semblera toujours plus technologique ; la Mulsanne oppose autre chose, presque une interprétation patrimoniale du luxe. Cela fonctionne à merveille si l’auto est entretenue comme une pièce majeure. Dans le cas contraire, la suspension, la boîte, le freinage et les petits organes de confort peuvent faire disparaître très vite l’impression de majesté qui justifie le modèle.