Au lancement, la Stilo porte une vraie ambition de montée en gamme pour Fiat : style affirmé, technologie abondante et large offre de carrosseries. Cette première phase a du charme, surtout en trois portes, mais elle demande un achat bien plus prudent que son prix d'annonce. Les exemplaires négligés cumulent vite électronique capricieuse et mécanique peu suivie.
Dans l'esprit, elle se mesure à une Volkswagen Golf ou à une compacte européenne sérieuse, mais avec davantage de personnalité et moins de tolérance à l'entretien flou. Les JTD sont intéressants s'ils roulent, tandis que les gros essences imposent une vraie discipline sur l'allumage, le refroidissement et la lubrification.
Sur une Stilo de début de carrière, il faut tout tester : climatisation, lève-vitres, tableau de bord, train avant et fonctionnement moteur à froid. Une auto saine reste agréable et étonnamment moderne ; une mauvaise devient vite un assemblage de petites pannes coûteuses. Le prix bas ne suffit jamais à compenser une phase 1 fatiguée.