La Cygnet est l’une des Aston Martin les plus paradoxales: une base de Toyota iQ transformée en petite citadine de luxe pour répondre à une contrainte d’émissions et servir de troisième voiture élégante à la clientèle de la marque. C’est précisément ce decalage qui attire aujourd’hui, mais il pousse aussi a mal lire l’auto. Face a une Fiat 500, elle n’est ni plus sportive ni plus démonstrative; elle est surtout plus rare, plus absurde et beaucoup plus sensible au rapport entre base simple et finition chère.
La mécanique 1.33 Dual VVT-i 1NR-FE, en boîte manuelle ou automatique, reste globalement rassurante si l’entretien a suivi. Le vrai sujet n’est pas le moteur lui-même, mais la vie que la voiture a menée: ville pure, trottoirs, stationnements serrés, longs arrêts et faible kilométrage. Une Cygnet peut être très saine mécaniquement tout en accumulant de petites fatigués de citadine malmenée ou des coûts de présentation disproportionnes pour son format.