Lancée en 2006, la RS4 B7 change totalement de philosophie par rapport à la B5: fini le biturbo, place au 4.2 FSI V8 atmosphérique de 420 ch, toujours avec transmission quattro, mais dans une lecture bien plus rageuse du break sportif. Face à une BMW M3 ou à une Mercedes Classe C en version musclée, elle se distingue par son moteur qui aime prendre des tours et par un châssis plus précis que son âge ne le laisse penser.
La RS4 B7 reçoit en série une boîte manuelle 6 rapports et le système DRC pour contenir les mouvements de caisse. Le 4.2 FSI reste une mécanique très attachante, mais il faut connaître ses vrais sujets: encrassement de l’admission lié à l’injection directe, bobines, clapets d’admission, refroidissement, fuites du DRC, usure d’embrayage et trains roulants. Une auto annoncée 'saine' doit surtout prouver qu’elle n’a pas seulement été stockée ou briquée, mais entretenue par quelqu’un qui connaît la plateforme.