Là où l'Atto 3 s'adressait aux familles, l'Atto 2 vise un public plus jeune et un budget plus serré. Lancé en 2024-2025, ce SUV compact repose sur la e-Platform 3.0 et embarque la batterie Blade LFP en plusieurs capacités - de 45 à 64,8 kWh selon version. BYD l'a pensé comme une porte d'entrée crédible au SUV électrique européen, sans sacrifier les équipements essentiels.
Concrètement, la gamme se lit à travers le pack et la finition. En électrique, les versions Active et Boost embarquent une batterie Blade LFP de 45,1 kWh (177 ch, 130 kW) pour environ 312 km WLTP et une charge DC jusqu’à 65 kW, tandis que la Comfort passe à 64,8 kWh (204 ch, 150 kW), gagne une suspension arrière multibras, vise 430 km et charge jusqu’à 155 kW (le marché britannique propose aussi un pack de 51,1 kWh). Une déclinaison DM-i hybride rechargeable (1.5L, E-CVT) complète l’offre en 7,8 kWh (166 ch, environ 40 km électriques) et 18 kWh (212 ch, environ 90 km). Identifier sa motorisation (EV ou DM-i), la capacité de son pack et sa finition est le premier repère utile en occasion.
Côté entretien, l’Atto 2 électrique supprime vidange, courroie et échappement mais garde son suivi propre : liquide de frein tous les deux ans, circuit de refroidissement de la batterie et de l’électronique, filtre d’habitacle, réducteur et surtout batterie 12V, la panne la plus fréquente sur un véhicule électrique. La version DM-i ajoute la vidange du 1.5L et un suivi thermique classique. Comme sur toute électrique, les disques de frein s’oxydent faute d’usage à cause de la récupération d’énergie, et les pneus s’usent d’autant plus vite que le couple est disponible d’emblée. Premier BYD assemblé en Europe (Hongrie), il se compare à l’Atto 3 pour le rapport prix/habitabilité et à des références comme le Hyundai Kona Electric.