Lancée en juillet 1997, la XJ X308 garde la silhouette très classique des grandes Jaguar tout en faisant entrer la gamme XJ dans l’ere du V8. C’est aussi la dernière XJ a carrosserie acier avant la rupture aluminium de la XJ X350, ce qui compte pour un propriétaire: on retrouve ici un confort de grande routière, une présentation encore très traditionnelle et une base technique moins numérique que sur les XJ plus récentes. Face a une Mercedes Classe S ou à une BMW Série 7 de la même époque, la X308 joue moins la démonstration technologique que l’agrément feutre, la position de conduite basse et le couple du V8. Pour tenir cette promesse dans la durée, il faut toutefois raisonner entretien avant image. Une X308 bien suivie reste très reposante sur longs trajets et peut vieillir avec dignite. Une auto belle mais négligée sur la distribution, le circuit de refroidissement ou la corrosion structurelle bascule vite vers des immobilisations coûteuses qui n’ont rien d’anecdotique sur une berline de ce poids et de cet âge.