La DBS de 2007 reprend la base de la DB9 mais la pousse dans une tout autre dimension d'image et d'intensité. Le V12 atmosphérique de 517 ch, les freins carbone-céramique de série et la présentation beaucoup plus agressive en font l'Aston de l'époque la plus proche d'une supercar, sans renoncer au raffinement du grand tourisme. C'est aussi celle que beaucoup associent instantanément à l'univers James Bond, ce qui explique une part de sa cote actuelle face à une Porsche 911 plus rationnelle.
La voiture reste pourtant plus GT que pistarde. Le moteur aime prendre des tours, la direction garde une vraie lourdeur mécanique et les versions manuelles offrent un caractère très recherché aujourd'hui. Les Touchtronic séduisent davantage en usage routier, mais la philosophie demeure la même : on roule vite avec beaucoup de noblesse, dans une auto qui exige du sérieux sur le suivi des freins, des pneus et du refroidissement.