Lancée en 2005, la BMW M5 E60 rompt totalement avec l’esprit de l’E39. Le V8 atmosphérique laisse place au `V10` `S85`, la sophistication grimpe d’un coup et la voiture devient une sorte de super-berline à moteur de prototype routier. Face à une Mercedes Classe C AMG de la même époque, elle paraît plus radicale, plus sonore et plus technique, avec une personnalité très éloignée des berlines sportives conventionnelles. Cette singularité fait sa valeur, mais aussi son risque.
Le moteur `S85B50` développe `507 ch` et s’accompagne surtout de la boîte robotisée `SMG III`, même si quelques marchés ont aussi connu la boîte manuelle plus tard. Sur la phase initiale, il faut être encore plus strict que sur la LCI : coussinets, actuateurs de papillon, allumage, lubrification, refroidissement et électronique moteur sont des postes critiques. Une bonne E60 pré-LCI reste sidérante, mais une mauvaise auto devient très vite un gouffre financier.