La 300 II ne cherche pas à singer l’Europe : elle assume son gabarit, son dessin massif et son confort de grande berline de croisière. Elle reste plus démonstrative qu’une Mercedes-Benz Classe E, moins fine dans ses réactions, mais plus attachante pour qui veut une propulsion statutaire sans rentrer dans les codes allemands. L’ambiance intérieure progresse et l’auto paraît enfin aboutie.
Le 3.6 Pentastar donne l’essentiel de l’intérêt rationnel, le 5.7 HEMI apporte la dimension émotionnelle, et les versions SRT font le lien avec l’univers muscle car. La 300 II filtre mieux et voyage mieux que la première, tout en restant lourde et sensible à l’état des trains roulants. C’est une auto qui adore l’autoroute, moins la ville ou l’entretien à l’économie.