Lancée en 2006, la BMW M6 Cabriolet E64 transpose l’univers de la M6 V10 dans un grand cabriolet 2+2 très atypique. Face à une Porsche 911 Cabriolet, elle répond moins par la légèreté que par le moteur, la présence et la capacité à voyager vite cheveux au vent. Le résultat est spectaculaire, mais aussi plus lourd, plus complexe et souvent plus coûteux à tenir qu’un coupé E63 équivalent.
Le cœur du sujet reste le `S85 5.0 V10` `507 ch`, très souvent associé à la `SMG III`. Sur cette phase, il faut lire de près coussinets, actuateurs de papillon, allumage, refroidissement, lubrification et logique de boîte. Le cabriolet ajoute ses propres sujets : capote textile, étanchéité, évacuations d’eau, rigidité de caisse, vieillissement des ouvrants et charge supplémentaire sur freins, pneus et suspension. Une belle E64 offre une expérience rarissime. Une mauvaise cumule les coûts d’une M6 V10 et ceux d’un grand cabriolet complexe.