Lancée en 1997 sur base N-body, la cinquième Malibu reprend la recette classique de la grande berline américaine accessible: coffre correct, conduite souple et mécanique facile à comprendre. Les premiers millésimes s’appuient surtout sur le 2.4 Twin Cam, puis le V6 3.1 devient la vraie mécanique de volume, presque toujours avec boîte automatique. Face à une Toyota Camry, la Malibu V n’a pas son image de robustesse, mais elle peut encore rendre service si elle a été suivie sérieusement.
Le vrai tri se fait entre les moteurs. Le 2.4 plaît par son caractère un peu plus vif mais demande de la rigueur sur son circuit de refroidissement et sa distribution. Le 3.1 est plus courant, plus détendu au quotidien, mais traîne la réputation bien connue des joints d’admission et du Dex-Cool mal vieilli. Sur les deux, la boîte auto 4T40-E/4T45-E n’aime ni le fluide oublié ni les essais trop courts qui masquent un patinage à chaud.