Entre 2003 et 2004, la S4 B6 change complètement de ton face à la B5: moins turbo, plus cylindrée et beaucoup plus de présence mécanique. Face a une BMW Série 3, elle répond par un 4.2 V8 atmosphérique, quattro et une vraie sensation de grosse mécanique compacte. Sur le marche de l’occasion, elle séduit vite à l’essai, mais elle demande une lecture bien plus rigoureuse que son allure relativement sobre ne le laisse penser.
Le sujet central est le 4.2 V8 BBK, en boîte manuelle 6 ou en tiptronic selon les versions et les marches. Le moteur peut être formidable si l’huile, le refroidissement, l’allumage et l’usage ont été sains, mais il faut rester lucide sur la chaîne de distribution placée à l’arrière, les démarrages à froid, la consommation d’huile et le vieillissement des auxiliaires. Une belle présentation ne compense pas une base fatiguée ou un historique flou.